Solidays 2011, vous y étiez? Nous oui! LES PHOTOS STREETGENERATION

Avec un total de 155.000 festivaliers et de la musique à gogo l’édition 2011 du Solidays a été une belle réussite. Une logistique améliorée, des toilettes toujours cleans (ben, ça aide) , un service de gros bras pour encadrer les festivaliers trop enthousiastes, mais surtout, une programmation musicale qui a ravi du plus grand au plus petit, il y en a eu pour tout le monde…StreetGeneration était là et vous a fait une sélection du meilleur qu’il fallait retenir car entre deux kebabs et un saut au trampoline, nous avons entendu quelques perles.

L’édition 2011 s’est donc ouverte en beauté avec le live déchainé des Balkan beat box savant mélange de musique orientale, klezmer et de rap à qui la programmation avait fait confiance pour être les premiers à mettre l’ambiance et c’était plutôt réussi…

Après ça, on a croisé Irma en séance de dédicaces, puis on a écouté dans le désordre, les Klakons, qu’on a vraiment beaucoup aimés, une pop rock douce qui chatouille les oreilles, un petit morceau de The Bewitched Hands, et quelques notes de Cold War kids qui se sont très bien défendus.

Cette édition nous a aussi permis de constater que Raggasonic a toujours la pêche, et que leur titre j’entends parler est toujours d’actu surtout en ce jour de Solidays… Yael Naim, cachée derrière son piano a interprété les titres de son dernier album ainsi que New soul, que tous attendaient. Grosse déception par contre pour Stupeflip qui à du faire face à des problèmes de son et qui, au delà de ces impondérables, n’a pas non plus transcendé l’auditoire des « passés par ici par hasard ».

Alors, bien sûr, vous connaissez le principe, les Solidays, c’est 5 scènes où souvent les concerts se chevauchent, ou peuvent carrément avoir lieu en même temps, et il faut faire des choix. Des choix qui parfois, relèvent de l’évidence mais qui peuvent aussi arracher le coeur. Pour palier à cette difficulté et dans le but d’en donner le plus possible à ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement, StreetG a pris le parti de suivre 3 morceaux de chaque artiste de façon à en avoir le plus possible. Sauf pour IAM, là on a pas bougé…

Ceux qui n’étaient pas trop KO après toutes ces aventures musicales ont pu faire la fête avec Vitalic , remixeur des quelques titres de Sexy sushi et patron de l’éléctro french touch ainsi qu’avec Popof membre du collectif Heretik, présumé coupable de beaucoup de transes collectives dans des free partys délirantes.

Samedi a commencé en douceur avec les notes reggae d’Israel Vibration puis a laissé place à une Afrique déchainée et tonique avec les sonorités afrobeat de Seun Kuti venu interpréter les titres de son nouvel album Rise, peut être moins colérique que le premier, Many things mais tout de même très bon. Et puis, là aussi il a fallu faire des choix, Patrice en habitué du Solidays a fait son show, le John Butler Trio nous a épaté et Nasser, révélation 2011 a gagné sa place sur la grande scène.

Puis est arrivé le dimanche, et quel dimanche !

C’est par une chaleur caniculaire, et dans la joie et la bonne humeur,  que se sont enchaînés les concerts et que les têtes pensantes du Solidays, en organisateurs consciencieux avaient prévu les lances à eau…

Le dimanche a commencé sur les notes pop fusion du groupe ovni Fool’s Gold, mélange savant et savoureux de rock et de musique africaine, et parce que ça ne suffit pas, avec des paroles en hébreu. Grosses guitares et amplis Fender, Nadine, Poseidon, Yam lo moshech, autant de titres qui ont fait de leur premier album un opus réussi.

Suite à ça, on a groové sur Aloe Blacc que certains trouvent trop mou mais qui, à nos yeux, a réalisé une jolie prestation et nous a fait découvrir des nouveaux titres alors que l’assemblée commençait à se demander s’il allait faire une version longue de I need a dollar pendant une heure, seul gros titre à son actif. Et bien non, cette chanson n’est arrivée que bien après et quasiment sur la fin du concert. Comme quoi, il a de la ressource le jeune homme.

Belle découverte et dans un style différent que celle d’Asaf Avidan and the Modjos, toujours dans la série « ovni musical inspiré », entre rock et pop à crête plus jean slim, la voix d’Asaf Avidan nous a surpris et émerveillés.

Et que dire alors de l’Orchestre national de Barbès, un spectacle, de la gnawa et du rock avec des textes bien drôles. Quand la musique traditionnelle maghrébine rencontre le rock nerveux des guitares électriques ça donne un live déchainé made in Barbés qui fait taper des mains et des pieds. Comme quoi, tout est possible et que ça marche…

Puggy a fait crier les guitares, et c’était bien bon… On s’excuse de ne pas être allés jeter un coup d’oeil à Bernard Lavilliers, on espère que vous comprendrez, mais à la place on a vu Truelive, et ça alors, c’était vachement bien!

Et puis bien sûr, le concert le plus attendu de cette édition n’était autre qu’IAM, les papas du rap français ont eu le droit à la marée humaine des festivaliers qui, étaient au grand complet pour ce concert là. Des jeunes, des moins jeunes, des teufeurs aux parisiens branchés, tous sont venus applaudir la légende marseillaise et reprendre les refrains en choeur. Les seuls qui n’ont pas chanté sont les jeunes volontaires du secours civil, et lorsque tout le monde s’est mis debout pour danser le Mia ils n’ont pas eu l’air de très bien comprendre ce qu’il se passait. Akhénaton affichait un bien beau sourire et Shurik’n n’a cessé de gesticuler de droite à gauche, contents de voir que le public répond toujours présent, ils se sont donnés, et, se sont excusés d’avoir disparus en promettant de revenir vite, alors espérons qu’ils disent vrai! Et entre une reprise de Randy Crawford et petit frère on voudrait juste leur dire merci , merci d’avoir écrit l’une des plus belles pages du rap Français.

Alors, désolés Bumcello, on t’adore, mais monter sur scène pendant IAM, c’est vraiment pas sympa de la part des organisateurs…

Une belle édition, peu de ratés (à part Moby peut être) et une organisation au poil. Et si le Solidays est devenu l’occasion de voir des concerts et de découvrir des nouveautés musicales entre amis, il ne faut pas oublier que le message de prévention est toujours là. Même si en 2011 on parle moins en Europe du SIDA et que la trithérapie fait avancer les choses, d’autres pays n’ont pas cette chance et le SIDA tue encore, et pas seulement en Afrique.

Alors, Sortez couverts …

Les photos du Solidays c’est par là,


Sarah Benabbou

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2 Commentaires

  1. PIERRE dit :

    Tu plaisantes pour moby ! c’était certainement le meilleur concert de cette édition !

  2. david dit :

    un gd RDV, un truc incontournable. je me demande ce qu’on fait de l’argent qd les gens s’en vont mais franchement, j’ai plutôt confiance,, sais pas, c un autre sujet (kil faut faire) mais c plutôt intouchable comme ça. big up koi

         

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