Pour la 3ième édition des PIAS Nites, à la Flèche d’Or, la maison de disques avait choisi une programmation pour le moins hétéroclite: The Chase a servi d’amuse-bouche, Été 67 de plat de résistance, et Joseph d’Anvers nous a servi une petite douceur de fin de soirée. Une fois n’est pas coutume, du coté de la porte de Bagnolet, le public a un peu traîné les pieds avant d’arriver sur place, entraînant un délai assez important par rapport à l’horaire prévu.
Ça a donc finalement démarré autour de 21h, calmement, avec une pop, un poil trop sucrée, proposée par The Chase. Une fille au micro, Sophie, entourée de cinq musiciens, essaye de faire décoller l’ambiance dans le public sans vraiment y parvenir, au moins dans un premier temps. Elle y met tout son cœur pourtant, et passe pas mal de temps à sourire et à gigoter dans tous les sens. L’ambition du groupe, selon Cyril Douay, compositeur et arrangeur, est de retrouver l’ambiance de Manchester à la fin des années 80, avec des rythmes dansants et beaucoup de guitares, époque Hacienda. Un pari qui est rempli en partie sur la fin du set, avec le titre Big City, un morceau pour ainsi dire inespéré qui parvient à dégeler le public encore engourdi par la température extérieure et à réveiller notre intérêt pour ce groupe.
Été 67, c’est déjà une promesse chaleureuse sur le papier, mais en live c’est juste un volcan en fusion ! Le groupe emmené par Nicolas Michaux, le leader barbu, nous en a foutu plein la vue. Et on doit une nouvelle fois constater qu’il s’agit d’un groupe belge, et que les groupes belges ont de quoi venir titiller le public français souvent avec pas mal de succès. Le groupe qui s’est formé à la fin des années 90 a surtout réussi grâce à la prestation scénique d’une bande de potes avant tout. Leur premier album est paru en 2006, et a été largement distribué dans les pays francophones. L’année suivante, c’est Été 67 sur toutes les routes de France, le groupe assure en effet les premières parties de nombreux artistes comme Luke ou Charlélie Couture. C’est le mois prochain que parait leur nouvel album, Passer La Frontière, et avec un titre quasi prémonitoire, on ne peut que leur souhaiter le plus grand succès possible dans l’hexagone.
Quand les rideaux rouges de la Flèche d’Or s’ouvrent vers 23h15, c’est pour nous offrir le dessert de la soirée. Une toute autre ambiance s’installe alors dans la salle. La lumière est quasi inexistante, on ne fait que deviner les musiciens aux cotés de Joseph d’Anvers, qui lui a juste le visage éclairé. Joseph est un artiste multi-cartes, étudiant en art plastique mais également en cinéma, il connaît aujourd’hui le succès aussi bien en littérature, avec son premier roman La nuit ne viendra jamais, qu’en musique et s’apprête à faire paraître un troisième album en mars prochain. Ce nouvel opus intitule Rouge Fer se veut un clin d’œil à Alain Bashung avec lequel Joseph avait travaillé sur l’album Bleu Pétrole. Il est difficile pendant les trois premiers morceaux de vraiment l’apercevoir sur scène, car en plus de la pénombre, il passe son temps caché derrière un double micro. Serait-il timide ? On sent d’emblée que sa musique est plus subtile que les deux groupes précédents mais, au-delà de cela, on ressent un certain charisme, un je-ne-sais-quoi, qui ne laissera pas le public insensible tout le long du set.
La PIAS Nite en images:
William Soragna










Les Belges, on vs prévient vos députés vont voter une loi : pas de gouvernement, pas de sexe !
mon truc à moi, c les petits labels indé comme pias. Je suis pas plus bête que les autres, je sais qu’ils aspirent à être gds commeles autres… Mais j’y trouve des trucs comme ça et je kife
alors là mon gars, tu te mets le doigt ds l’oeil, les petits font comme les gds en espérant d’être gds et j’ai vu ça à V2, je parle d’expérience