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LA VAGUE PERRION


« 21, look like I’m 12, but I don’t give a shit cause everything’s doing well »

 

Son histoire est celle d’un jeune New yorkais passionné de musique et de skate. Il rap depuis qu’il a 8 ans, il est signé chez Universal à 13 avant d’être remercié peu de temps après.  Ce n’est que partie remise,  Perry décide d’attendre de grandir pour devenir MC. En attendant, il se concentre  uniquement sur les percussions et sur le skate. Qualifiant New-York de skate parc géant, il  est partout en voguant, maitrise la ville avec sa planche et… ce n’est même pas un jeu de mot facile : il surfe aussi sur les rimes.

C’est après sa dernière année de lycée passée à Atlanta, qu’il revient à New-York et qu’il décide de se mettre à  rapper sérieusement. Par des amis et des petites amies en commun, il rencontre Andrew Rivera alias «Roo»  qui lui glisse quelques conseils pour mieux se faire connaitre en ligne jusqu’à devenir son manageur officiel.

Perry devient  Perrion et lance ses premiers sons, inspirés par le film Inception, ou juste par son quotidien. En 2011 l’album « Le Bourgeon »  sort avec 15 titres en télechargement gratuit. Ce premier opus connaît un succès certain  en totalisant plus de mille téléchargements (pas mal pour un premier album). Puis en 2011, vient « Circuit Breaker » très électro, qui contient le célèbre Fire Ant. Et enfin, il y a quelques jours, le 28 février,  il est revenu de Paris où il a enregistré un petit bijoux « From Paris With Love » en collaboration avec  le talentueux Myth Syzer.

FPWL (From Paris With Love),  c’est 20 titres situés quelque part entre nonchalance parisienne et énergie new-yorkaise. Les beats de Syzer tombent à la perfection et Perrion les habille habilement. On y retrouve des collaborations pointus comme A$ap Ferg, le copain d’A$ap Rocky et Joke qui pose toujours bien. En écoutant, on a  en envie de rentrer dans ce monde jeune et original et très frais.  L’équipe Poyz and Pirlz fait encore du bon travail. Le duo Syzer et Perrion est de choc, et l’EP est disponible gratuitement en ligne.

StreetGeneration a rencontré, à New York, Perrion avec Roo et leur acolyte Will Hill, un autre rappeur en devenir d’Atlanta présent sur le clip de FPWL « Turn Of Tide » qui va sortir ses sons mi-mars ( bien entendu on vous tiendra au courant)

On était à Harlem, le quartier de Perrion. Il est pareil «qu’à la télé» (enfin, qu’à l’écran de l’ordi) Loin d’être un sale gosse,  il est sympa, accessible, positif et déterminé. StreetG  a posé quelques questions pour connaître un peu mieux le petit prodige Perrion. En toute détente, il nous a tout raconté.

StreetGeneration: Salut Perry, est ce que tu peux nous parler de tes projets en cours ?

 Perrion : Je reviens juste de Paris où j’ai enregistré From Paris With Love avec Myth Syzer, c’était de la folie. Là-bas, j’ai fait quelques shows qui se sont bien passés, les gens sont très réceptifs. FPWL va sortir dans les prochains jours, et je vais pour l’instant continuer de me produire et tourner encore des clips.

StreetGeneration : Comment as-tu rencontré Myth Syzer ?

Perrion : J’ai rencontré Myth Syzer grâce à Paul de Poyz and Pirlz. Il nous a réunis  quand j’enregistrais « Don’t stop », et il a suggéré que nous fassions quelque chose ensemble. Myth Syzer a pris mon contact et m’a envoyé quelques beats et on a commencé à travailler.

 StreetGeneration : Quand est-ce que tu as commencé à faire du rap ?

 Perrion : Quand j’avais huit ans, mais ce n’était rien de spécial. Je faisais du beat box avec mon frère, on se répondait comme ça.  Mon père nous a fait découvrir tous les grands rappeurs. On en écoutait tout le temps, je peux tous te les citer. J’ai grandi sur le hip hop. Autour de dix ans j’ai commencé à écrire, et à treize ans j’ai fait du skate. J’étais très concentré là-dessus, j’adore le skate.  Et je joue aussi des percussions. J’en ai fait pour un groupe de Rock.

 StreetGeneration : T’as besoin de conditions particulières pour écrire ?

Perrion : Ce qui m’inspire, c’est avant tout le beat et la musique. J’écoute et je peux commencer. J’essaie vraiment d’aller dans la direction du producteur, voir ce que lui aussi a envie de dire, écrire la même histoire. Mais j’ai toujours le réflexe d’écrire sur mon BlackBerry au quotidien des phases.

 StreetGeneration : Qu’est-ce que tu as de plus par rapport aux autres ?

Perrion : Je parle simplement. Ce que je rap, c’est ma vie. Tu sais, les autres rappeurs ils te racontent des histoires, ils gonflent les évènements pour vendre. Moi, je n’ai jamais vendu de drogue, je n’ai jamais tiré sur quelqu’un. Je parle de ce que je vis et de ce que je vois autour de moi. Je peux rapper sur n’importe quel beat, sérieusement. Tout est une question de rythme (Ndrl: il y a une musique un peu métal en fond) Même sur ça tu vois, je pourrais rapper.

 StreetGeneration : C’est quoi les clefs du succès, selon toi?

Perrion : Je ne  vais pas te mentir : ce qui marche vraiment pour moi c’est Facebook et Twitter. Tu ajoutes des gens, tu leur parles, tu partages avec eux. Je réponds à tous mes fans, c’est comme ça que j’y arrive. Quand je sors en soirées ou autre, on ne me reconnait pas tout de suite, mais souvent quand je dis mon nom, les gens réalisent et me demandent si je suis Perrion, ils me disent qu’ils aiment ce que je fais, c’est cool.

 StreetGeneration : Le bruit court que tu ressembles à Mac Miller, qu’est-ce que t’en penses?

Perrion : Ahaha (Roo, WillHill et Perrion s’esclaffent) beaucoup de gens me comparent à lui, donc j’ai un free-style qui sort bientôt qui s’appelle Blackmiller ! Ce sera ma réponse.

 StreetGeneration : Pour toi, qui est le meilleur rappeur ?

Perrion : mort ou vivant ?

 StreetGeneration : Les deux 

Perrion : Je suis un grand fan de Notorious,  Biggie est le meilleur. Et vivant je dirais… Moi. (Il explose de rire).

 StreetGeneration : Et si tu devais choisir cinq mots pour définir ta musique ?

Il rigole, réfléchit. Je lui dis qu’il peut en choisir 6, s’il préfère.

Perrion : Non, non, je vais d’abord commencer avec 5 : Vraiment original, cool, catchy, goodvibes… Ah, mais attends good vibes c’est deux mots. Non, on le considère comme un mot, et dope, enfin, swag!

 Retrouvez toute l’actualité de Perrion sur ce site

Twitter : #FPWL @perryeats @Mythsyzer @poyzandpirlz

Facebook: https://www.facebook.com/pcpbeats

Pour télécharger gratuitement From Paris With Love c’est ici

Le premier clip de WILL HILL sur le beat de Myth Syzer : L’esprit

 

 

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4 Commentaires

  1. Leo

    je connaissais pas, c de la balle

  2. kim

    il a l’air sincère, c drôle, frais. Je le connais pas mais il est authentike

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