Des HLM squattés par les riches !

onpes53 000 familles gagnant plus de 11 200 euros par mois vivent dans des HLM, selon une étude de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes), que révèle lundi La Tribune. Ils appartiennent au dixième décile, c’est-à-dire qu’ils font partie des 10 % des foyers français les plus riches. En fait ils n’auraient pas quitté leur logement social lorsqu’ils se sont enrichis, ce qui est légal mais apparait scandaleux lorsque l’on sait qu’au moins 1,2 million de ménages pauvres sont en liste d’attente pour être logés en HLM, et cela même depuis la création de la loi DALO (droit au logement opposable) en septembre 2009.  Cette loi stipule que les personnes qui demandent un logement ou une place dans une structure d’hébergement (…) peuvent, si elles n’ont pas reçu de réponse adaptée à leur demande, saisir une commission de médiation dans leur département chargée d’attribuer un loyer en urgence. « Dans Paris, 31,4% des locataires du parc locatif social parisien comptaient à la fin 2007 parmi les 30% des ménages les plus riches de France“, résume La Tribune. Néanmoins cette situation est à nuancer car S’ils bénéficient d’un logement HLM, ces foyers doivent payer un surloyer, qui n’entre plus dans les conditions de revenus prédéfinis. Les locataires doivent envoyer chaque année aux offices HLM une copie de leur déclaration de revenu qui sert ensuite à recalculer le surloyer, qui peut aller de 10 à 1.500 euros par mois. Le loyer final reste tout de même inférieur à celui pratiqué sur le marché locatif privé. Thierry Repentin, président de l’union sociale pour l’habitat se justifie dans La tribune en expliquant que les ministres de la Ville successifs et organismes HLM auraient par ailleurs toujours milité pour le maintien de cette population dans un parc HLM qui ne cesse de se paupériser. Leur présence permettrait “de garder un semblant de mixité sociale“. Mais la création de différentes catégories de logements sociaux nuance également le propos, Les classes moyennes et aisées étant concentrées dans des logements à loyer modéré en centre-ville, alors que les plus pauvres son dirigés vers les grands ensembles de banlieue.

Marie Prugnat

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